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Les crises en Europe de l’Est – du néolibéralisme triomphant au souverainisme conservateur?

Monika Karbowska

 

Les crises en Europe de l’Est – du néolibéralisme triomphant au souverainisme conservateur?

 

Parmi les pays de l’Union Européenne la Pologne est sans doute le pays le « jardin préféré » de l’oligarchie néolibérale occidentale. Celui dont la population est la plus soumise à l’impératif de la concurrence, qui ne s’est pas révoltée en masse alors que tous les pays de l’Est, y compris la Bulgarie, la Bosnie ou la Roumanie ont été secoués par de puissants mouvements sociaux de 2011 à 2014. Rien de tel en Pologne ou toute conscience de classe semble avoir été déracinée. Afin de comprendre les processus de crise à l’oeuvre dans ce pays il est nécessaire de refaire un bilan des 30 dernières années de «révolution conservatrice » (Pawel Kozlowski)

Parlant de crise ; qu’elle soit sociale, politique, et économique, il ne faut pas oublier que l’Europe de l’est, l’Europe périphérique de l’Occident, est en crise continuelle depuis la fin des années 80. Crise du système communiste en tant qu’économie dirigiste planifiée, certes, mais déjà crise de civilisation avec l’émergence de l’individualité au sein d’un système familial encore assez traditionnel basé sur des liens de réciprocité et d’allégéance au sein d’une famille élargie reconfigurée par les aspirations égalitariste de la « morale socialiste ». L’invidu émergeant, en proie à une recherche de finalité, s’est finalemnt tourné vers les valeurs de la consommation que symbolisait si bien le capitalisme occidental des années 80 si attractif et brillant de loin pour les habitants de l’autre côté de l’Elbe. Technologiquement les « démocratie populaire » avait atteint également un stade ou l’informatisation remettait en cause l’organisation traditionnelle de production et produisait des « hommes surnuméraires » dans l’entreprise qui n’y avait plus de véritable occupation – ce qu’on appelait le « chômage caché » des économies planifiés du « socialisme réel ». Le mouvement de Solidarnosc avait été une tentative brillante de résoudre ces crises par la volonté de donner le pouvoir aux populations dans un système autogestionnaire démocratique. Hélas, cette sortie de crise « par la démocratie » a tourné cours, sous l’action conjugué de la classe bureaucratique du régime mais aussi par les manipulations par les élites occidentales qui ont transformé par leurs financements et leur soutien Solidarnosc en un mouvement politique visant à restaurer le capitalisme.

La restauration du capitalisme en Europe de l’est a permis le déchainement des processus de mondialisation et l’accélération des crises. L’instauration du capitalisme a été un brutal accélérateur des crises de civilisation – les structures sociales et économiques détruites par les « stratégie de choc » ont donné naissance à des invidus déchainés, libérés de tous lien sociaux et de toute morale. L’idéologie néolibérale encourageait précisemment ce déchainement en prônant la concurrance sauvage comme mode de vie, la marchandisation des corps, des esprits, des valeurs, des relations et l’affirmation d’une primauté absolue d’un invidu narcissique jouissant de façon toute puissante de sa « liberté ». Comme le disait les jeunes loups engagées dans les processus de privatisation à outrance de tous les biens publics « la liberté c’est faire ce que je veux quand je veux de qui je veux ». Dans certains pays cette liberté narcissique de pouvoir a conduit à des guerres -dans les pays yougoslaves, on peine à comprendre aujourd’hui au nom de quoi un voisin a pu tuer son voisin dans les années 90 – et dans d’autres pays à une anesthésie sociale et psycholgique totale. En Pologne par exemple les sociologues ont théorisé l’absence de  liens sociaux, de tout débat social, l’absence de toute révolte et même de toute réflexion sur soi et sur la société si caractéristiques de la Pologne depuis 1992 comme « un choc post-traumatique de la transformation » capitaliste. Alors que la Pologne avait toujours été historiquement un pays important en Europe dans l’histoire des luttes ouvrières, sociales et démocratiques, les Polonais d’aujourd’hui semblent avoir tout oublié de leur histoire et ne font que travailler pour survivre ou travailler pour consommer indifférents à tous les débats existants dans le monde. L’invidualisme exacerbée est total et sans fard dans les pays de l’est. On vit pour soi et pour sa famille proche qu’on considère comme une propriété. Comme dans un monde rêvé de Margaret Tatcher il « ‘n’y a plus de société » comme le montre les statistiques et sondage qui régulièrment montre le bas niveau d’engagement dans des associations, l’inexistance du volontariat social ou le dénigrement de valeurs telles que altruisme, générosité ou solidarité.

L’intérêt de la bourgeoisie européenne occidentale ayant été d’englober les pays d’Euirope de l’est dans une Union Européenne afin de jouir des fruits du dumping social et fiscal généralisé, cet ensauvagement des liens sociaux gagne rapidement l’Europe occidentale. Mais s’il est vrai que toute l’Europe de l’est a vécu les mêmes crises issues de la brutale transformation capitaliste, les pays des Balkans ont été traversés par des mouvements de contestation du système, mouvement politiques issus du pourtour méditérannéen et arrivant comme une vague surfant sur les nouvelles possibilités technologiques de communication. La crise en Afrique du Nord de janvier-février 2011 a traversé la Méditérannée, a éclaté en Espagne, Portugal et Grèce à la faveur de la crise de la dette et s’eet répand en Serbie et Croatie en été 2011, en Roumanie en 2012, en Bulgarie en 2013 et en Bosnie en 2014. Cependant les pays du Nord Est, Pologne, Hongrie, Slovaquie et Tchéquie, quoique touchés par des mouvements sectoriels, sont restés dans leur même apathie « post traumatique » du capitalisme. Ceci dit , la protestation silencieuse contre l’impuissance politique imposée par le capitalisme néolibérale se fait par le biais de la démographie et de l’émigration ; tous ces pays ont une natalité anormalement négative depuis la chute des régimes communistes et tous les pays, de l’Estonie jusqu’en Bulgarie connaissent une émigration massive se chiffrant en centaines de milliers et même millions de personnes quittant le pays pour vivre et travailler en Occident. Comme si à défaut de pouvoir s’exprimer dans les urnes, la rue, les usines et les bureaux, on votait avec ses pieds ou son ventre.

La droite nationaliste de ces pays est depuis 20 ans une composante importante des élites compradores de ces pays. Elle sert soit à faire peur à l’électorat pour qu’il vote ultralibéral soit les militants, politiciens et miliciens d’extrême droite participent directement dans des coalition « nationales libérales ». Ce fut déjà le cas en Pologne en 1991-92 lorsque le sulfureux Macierewicz, aujourd’hui ministre des armées poussant à la guerre contre la Russie, était déjà ministre de l ‘intérieur du gouvernement Olszewski. Il y menait une « lustration » brutale contre tous ses adversaires accusés de « cryptocommunisme » et menait à bien l’interdiction de l’ avortement en janvier 1993. Il faut dire qu’en Pologne l’Eglise catholique a toujours toléré voire soutenu l’extrême droite « national catholique » au nom de la reconquista des âmes du peuple polonais prélude à la reconquête réactionnaire, antiféministe et antilaique des esprits europééns, stratégie annoncé maintes fois par Jean Paul II dans ses sermons et encycliques. Cependant, si presque 30 ans après l’installation du capitalisme la social démocratie a disparu du paysage politique, les libéraux même se déconsidèrent par l’épuisement de leur propagande qui n’oublions pas a toujours été le slogan « dans une génération, lorsque ceux qui ont connu le communisme seront mort, nous seront tous riches ». Or, les peuples de plus en plus pauvres comprennent enfin qu’ils resteront pauvres, soumis et humiliés. La jeune génération qui n’a connu que le capitalisme commence à exiger des comptes. Restent sur le champ de bataille les radicaux de droite qui en se drapant de slogans souverainistes, récupèrent le mécontenement populaire. Orban a bien été le «plus jeune premier ministre de la Hongrie » en 1991 ; pur produit de Soros, avant de comprendre qu’il pourrait prendre le pouvoir et y rester plus facilement en vilipendant verbalement le maitre et promettant des actions « souveraines » vis à vis de l’Union Eruiopéenne qui n’arrivent jamais.

L’année charnière dans l’accélération des contradictions du système néolibérale a bien été 2014. En 2014 une partie de l’oligarchie compradore au pouvoir depuis 25 ans en Pologne, comme en Hongrie et en Slovaquie, a pris peur devant l’ampleur de la politique américaine de « régime change » en Ukraine et de ses pressions pour une guerre contre la Russie. En Pologne de larges parts de la population craignait d’autant plus la guerre que la mémoire des massacres commis par les « bandes UPA » pendant la seconde guerre mondiale reste forte dans les régions du sud-est dontd’ailleurs est issu majoritairement l’électorat conservateur. C’est ainsi qu’il fut facile pour le parti conservateur PIS (Droit et Justice), émanation de la bourgeoisie nationaliste, de gagner les élections présidentielles et législatives sur la base du programme de rétablir des relations correctes avec le voisin russe, d’annuler ses douloureuses contre-sanctions ainsi que de stopper le soutien aux nationalistes ukrainiens. En deux ans de pouvoir cette bourgeoisie a mené une politique de continuité avec le capitalisme néolibéral nuancée par certaines réformes nécessaires à la sauvegarde de l’ensemble du système.

D’un côté la continuité semble totale : la Pologne reste la pièce maitresse de l’OTAN à l’est et c’est ainsi qu’elle a vu le retour de soldat étrangers sur son territoire. Les bases américaines ont été installées et ont accueillis 4000 soldats US. L’armée polonaise est préparée activement à la guerre même si la furieuse propagande russophobe qui avait cours sous les gouvernements de Donald Tusk a été légèrement atténuée dans les médias publics. Les paroles de Jaroslaw Kaczynski, chef du PIS, signifiant que la Pologne pouvait s’opposer à l’entrée de l’Ukraine dans l’UE tant « que les héritiers de Bandera seraient au pouvoir » ne visaient pas seulement à rassurer l’électorat des régions du sud est. Ils ont été compris par les citoyens comme un feu vert à ceux qui oseraient mettre de l’ordre dans une Ukraine en décomposition, y compris si cet ordre consistait à ramener un oligarque pro-russe à Kiev. Pendant ce temps la bourgeoisie polonaise utilise comme main d’œuvre très bon marché les dizaines de milliers de migrants ukrainiens venant en Pologne et ferme les yeux sur l’activité des milices et des entreprises de sécurité privées américaines et polonaises qui forment les bataillons de la Garde Nationale en Ukraine.

Mais si la continuité est de mise en politique étrangère, la Pologne amorce un important tournant dans la gestion de la question social qui pourrait plus la faire ressembler à la Russie de Poutine qu’à la France de l’ultralibéral Macron. En effet, le gouvernement conservateur a mis en place une importante mesure destinée à s’assurer le soutien de la population et prévenir sa révolte. Il s’agit de l’allocation familiale dite « 500 plus », première mesure sociale depuis 1989 et la destruction de la Pologne Populaire. Cette allocation importante (500 zlotys soit 120 Euros dans un pays ou le salaire minimum est de 300 Euros) est attribuée à toutes les familles ayant deux enfants y compris aux mères célibataires. Aux dernières nouvelles les familles polonaises se bousculent pour recevoir cet argent sur la base d’une simple déclaration sur l’honneur, sans avoir même à montrer une attestation d’imposition et sans avoir à justifier de l’usage de ces sommes. Par cette mansuétude le gouvernement est quasiment certain d’obtenir le soutien d’une large partie de la population. C’est aussi un avertissement lancé aux multionales occidentales qui « squattent » littéralement le territoires polonais dans les nombreuses et étendues Zones Economiques Spéciales ou elles ne payent pas d’impôts, peuvent rapatrier leurs bénéfices sans entrave et exploitent une main d’oeuvre toujours bon marché et encore assez qualifiée. L’allocation gouvernementale permet en effet aux couches les plus pauvres de pouvoir nourrir leurs enfants et donc de pouvoir refuser certains « emplois » indigents dans ces zones, payés sous le salaire minimum avec des « contrats poubelles » sans sécurité sociale.

Le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes contre 67 ans sous Tusk) a été également accueilli avec soulagement comme aminitie sauvant la classe ouvrière condamnée à mort, l’espérance de vie d’un ouvrier en Pologne ne dépassant pas 70 ans. Fin août dès l’annonce de la mesure, 400 000 femmes se sont présentées pour toucher cette retraite minimum de 250 Euros qui cumulés à des petits boulots « détachés » en Occident, permettra pour celles qui ont encore une santé, de survivre dans une dignité minimum jusqu’à la mort. les médicaments gratuits pour les retraités ainsi que la promesse de mettre fin aux privatisations de logement nationalisés ou construits par la Pologne populaire et aux expulsions locatives. De ce fait, les manifestations anti-gouvernementales organisées par les libéraux sous le slogan de « défense de la démocratie » ne rassemblent que les couches urbaines aisées profitant de la mondialisation. Nombreux sont les citoyens pauvres qui soutiennent le gouvernement tandis que la gauche peut difficilement critiquer des mesures sociales qu’elle exige depuis que le capitalisme a été imposé en Pologne ! De plus, il est possible que cette nouvelle politique sociale soit une préparation à un retour de migrants polonais pauvres dans leur pays une fois le Brexit achevé.

Pour comprendre comment la droite radicale nationaliste peut faire une politique sociale de gauche, il est important d’expliquer les raisons de déstructuration et la faiblesse de la gauche. Dans le contexte des années de l’invidualisme débridé, de l’apathie post stratégie du choc et des attraits de l’expansion du mode de vie consummériste, les valeurs « de gauche » au sens large ne pouvait qu’être affectées par la disparition des liens et structures sociales.

La société polonaise s’est donc réveillée quelque peu à la politique, mêmes si c’est surtout par des manifestations de type « Maidan » organisées par les libéraux liés parti de Tusk. La surprise vint cette fois ci des femmes, alors que les conservateurs tentaient une cinquième fois en 15 ans de fixer l’interdiction de l’IVG dans la Constitution. En octobre 2016 ce ne furent pas les habituelles militantes féministes qui se présentèrent devant le Parlement pour manifester contre le projet de loi interdisant définitivement toute IVG, mais des centaines de milliers de femmes habillées de noir dans toute la Pologne osèrent pour la première fois clamer publiquement « notre corps nous appartient ». Depuis l’interdiction de l’IVG en 1993 ce fut la première fois que les femmes s’opposaient en masse et ouvertement à la politique anti-avortement de la classe politique polonaise capitaliste et faisaient reculer un projet liberticide pour elles (Pour mémoire – le fameux « compromis pour l’avortement » de 1993 consistait en une entente des libéraux et des nationaux-chrétiens extrémistes sur le dos des femmes pour museler le mouvement social et faire passer les privatisations capitalistes.). Les néolibéraux de Tusk tentent actuellement d’utiliser la question des femmes pour renverser le gouvernement (et garder bien entendu l’IVG interdite) mais cette stratégie peut très bien leur échapper des mains si le mouvement social des femmes gagne en autonomie et radicalité.

S’il y a bien une chose sur laquelle les conservateurs et les néolibéraux sont d’accord, c’est sur la répression des opposants, et notamment de la gauche anticapitaliste. La propagande anti-communiste atteint les sommets des mensonges les plus grossiers par l’héroïsation des nationalistes de Narodowe Sily Zbrojne (Groupe Armé National), groupuscules fascistes polonais ayant sévit pendant et après la guerre dans les forêts et responsables de nombreux meurtres sur des juifs, des communistes et des villageois soutenant le régime de la Pologne Populaire. Ces criminels ont été rebaptisés « soldats maudits » et sont glorifiés en héros romantiques dans les médias et les écoles comme des exemples à suivre, à l’image de ce que le Pravy Sektor fait pour les fascistes d’OUN UPA en Ukraine. En Pologne il s’agit de tout un appareil d’Etat qui est mis au service de cette curieuse et inquiétante inversion, qui non seulement portraiture les communistes polonaise en « occupants » mais élimine du paysage toute la tradition de la résistance de l’Armée de l’Intérieur AK. A côté des monuments de l’Armée Rouge, y compris des cimetières, sont détruits malgré les protestations officielles de la Russie, des rues sont débaptisées même si les noms incriminés sont ceux de militants socialistes de la Révolution de 1905… Toute la mémoire du mouvement ouvrier polonais est effacée du paysage. Il est interdit de parler en bien de la Pologne Populaire. Ainsi depuis 2 ans quatre militants du Parti Communiste Polonais KPP sont poursuivis en justice pour délit d’opinion, pour avoir publié dans leur journal des articles favorables à la Pologne Populaire. Inculpés pour « propagande totalitaire »  ils risquent 9 mois de prison, et s’ils ne sont pas encore emprisonnés ce n’est que grâce à la solidarité internationale développée également par le réseau Red Med.

Il y a également le cas de Mateusz Piskorski. Ancien collaborateur du leader paysan Andrzej Lepper, mystérieusement « suicidé » en 2011, Piskorski avait crée en 2014 le parti «Zmiana » (« le changement ») et avait organisé plusieurs manifestations contre les bases de l’OTAN et contre la politique de soutien de la Pologne à Kiev. Piskorski a tenté d’attirer dans son organisation des militants de gauche déçus par les atermoiements et les erreurs des structures de la gauche anticapitaliste existantes depuis 2002 (le Parti Polonais du Travail, le Syndicat Août 80, écologistes, laïques de l’ancien parti RACJA…). Quelques militants de gauche ont bien intégré le groupe de Piskorski mais les plus nombreux ont refusé de se compromettre dans une organisation qui accueillit également des fascistes de « Falanga » sous prétexte que ces transfuges étaient jeunes et « réformables ». Depuis 1 an Piskorski est en détention provisoire et est accusé d’espionnage au profit de la Russie sans qu’aucun acte d’accusation formel ne soit dressé.

On assiste alors en Pologne à une radicalisation des militants de droite mais aussi d’une population non politisée qui développent alors une haine de l’Occident englobant dans un même mouvement l’UE, l’OTAN, les USA et toute l’oligarchie locale. La gauche anticapitaliste qui a organisé le Forum Social Est Européen et de Coopération avec le Sud à Wroclaw ainsi que trois manifestations contre l’OTAN (à Wroclaw en mars 2016, à Varsovie le 7 juillet et à Bydgoszcz le 22 juillet 2016) doit travailler à éveiller la conscience de classe de cette population plutôt jeune qui prend conscience brutalement de sa position périphérique dans le monde capitaliste à la faveur des comportements ouvertement serviles de l’oligarchie polonaise. Cependant la gauche anticapitaliste doit aussi éviter l’écueil du nationalisme déjà très présent dans la culture polonaise mais exacerbé encore par son usage intensif par les oligarques conservateurs et les fascistes « hors systèmes ». La méthode ne peut être que le développement d’une solidarité internationale avec les autres peuples des pays périphériques accessibles aux militants polonais : Europe de l’Est, Europe du Sud, pourtour méditerranéen, Afrique. C’est uniquement par ces actions combinées que cette nouvelle radicalité émergeante pourra être transformée en conscience de classe internationaliste et devenir un outil d’émancipation et de construction d’une nouvelle Pologne Populaire dont la classe ouvrière de Pologne a tant besoin.