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Les crises en Europe de l’Est – la gauche anticapitaliste face au néolibéralisme triomphant et au nationalisme conservateur

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Monika Karbowska

 

Les crises en Europe de l’Est –

la gauche anticapitaliste face au néolibéralisme triomphant et au nationalisme conservateur

 

L’Europe de l’est est en crise continuelle depuis la fin des années 80. Ce qui apparaissait à l’époque comme une crise d’une économie dirigiste planifiée, était déjà une crise de civilisation avec l’émergence difficile de l’individu au sein d’un système familial encore traditionnel, reconfiguré par les aspirations égalitariste de la « morale socialiste ». Le nouvel invidu recherchant son épanouissement s’est finalement tourné vers les valeurs de la consommation que symbolisait si bien le capitalisme occidental des années 80. Les « démocraties populaires» avaient par ailleurs atteint un stade technologique ou l’automatisation de la production conduisait à l’apparition de « travailleurs surnuméraires » inutiles dans l’entreprise – c’est ce qu’on appelait le « chômage caché » des pays du « socialisme réel ». Le mouvement de Solidarnosc avait été une tentative brillante de résoudre ces crises modernes par la revendication un système autogestionnaire donnant le pouvoir aux travailleurs. Hélas, cette tentative de solution « par la démocratie » a tourné cours, sous l’action conjuguée de la classe bureaucratique du régime et des manipulations des élites occidentales qui par leur financements et leur influence ont transformé Solidarnosc en un mouvement politique visant à restaurer le capitalisme.

Cette restauration a permis l’accélération du processus de mondialisation. La destruction des structures sociales par les « stratégies de choc » a laissé les invidus détachés de tous liens sociaux. L’idéologie néolibérale encourageait précisemment ce « déchainement » en prônant la concurrence sauvage comme mode de vie, en valorisant la marchandisation des corps et des esprits et en instaurant la primauté absolue d’un invidu narcissique jouissant de façon toute puissante de sa « liberté ». Dans certains pays cette liberté narcissique de pouvoir a conduit à des guerres civiles, en Yougoslavie, dans le Caucase et en Asie Centrale. Dans tous les pays elle a engendré la prostitution et de la traite des femmes et parfois aussi des enfants. Tous les pays ont été confrontés à une espèce d’anesthésie sociale et psychologique comme un corps tétanisé par la violence excercée sur lui. En Pologne des sociologues ont théorisé l’absence de  liens sociaux, de débats politiques, de toute réflexion sur soi si caractéristiques des sociétés d’Europe orientale « en transition » comme « un choc post-traumatique de la transformation » capitaliste1. Alors que la Pologne avait toujours été un pays imporant dans l’histoire des luttes ouvrières et nationales, les Polonais d’aujourd’hui semblent avoir tout oublié de leur histoire et ne font que travailler pour survivre ou pour consommer, indifférents aux débats existants dans le monde. Les sondages et les analyses statistisques montrent le bas niveau d’engagement dans les associations, l’inexistance du bénévolat ou le dénigrement de valeurs telles que altruisme, la générosité ou la solidarité.

La bourgeoisie occidentale ayant besoin des pays de l’Est pour le dumping social et fiscal, elle les fit entrer dans l’Union Européenne afin de se faciliter cet usage. Cinq ans après les pays des Balkans furent atteints par les mouvements de contestation issus du pourtour méditérannéen. La crise en Afrique du Nord de janvier-février 2011 a traversé la Méditérannée, a éclaté en Espagne, au Portugal et en Grèce à la faveur de la crise de la dette et s’est répandue en Serbie et Croatie en été 2011, en Roumanie en 2012, en Bulgarie en 2013 et en Bosnie en 2014. Les pays du Nord Est, dont la Pologne, sont restés dans apathie « post traumatique ». La protestation silencieuse contre l’impuissance politique imposée a lieu par le biais de la démographie et de l’émigration. Tous ces pays ont une natalité anormalement négative depuis la chute des régimes communistes et connaissent une émigration se chiffrant en millions de personnes quittant le pays pour vivre et travailler en Occident. Comme si à défaut de pouvoir s’exprimer dans les urnes, la rue, les entreprises, on votait avec ses pieds ou son ventre.

La droite nationaliste radicale est une composante importante des élites compradores de ces pays. Elle sert à faire peur à l’électorat des classes moyennes pour qu’il vote ultralibéral mais régulièrement les militants et politiciens d’extrême droite participent au pouvoir dans des coalitions « nationales libérales ». Ce fut déjà le cas en Pologne en 1991-92 lorsque le sulfureux Macierewicz, aujourd’hui ministre des armées poussant à la guerre contre la Russie, était ministre de l ‘intérieur du gouvernement Olszewski. Il y conduisait une « lustration » brutale contre ses adversaires accusés de « cryptocommunisme » et aboutissait à l’interdiction de l’IVG. 25 ans après 1989 la sociale démocratie a disparu du paysage politique et la propagande ultralibérale s’épuise à force de promesses jamais tenues. Les jeunes qui n’ont connu que la pauvreté et la précarité commencent à exiger des comptes. Ne restent sur le champ de bataille que les radicaux de droite qui se drapant de slogans souverainistes récupèrent le mécontenement populaire.

En 2014 apparurent des contradictions importantes à l’intérieur du système. Une partie de l’oligarchie compradore en Pologne, en Hongrie et en Slovaquie, a pris peur devant l’ampleur de la politique américaine de « régime change » en Ukraine et de ses pressions pour une guerre contre la Russie. En Pologne de larges parts de la population craignait d’autant plus la guerre que la mémoire des massacres commis par les nationalistes ukrainiens de OUN-UPA pendant la seconde guerre mondiale est restée forte. Il fut facile pour le parti conservateur PIS (Droit et Justice) de gagner les élections présidentielles et législatives sur la base du programme de rétablir des relations correctes avec le voisin russe, d’annuler ses douloureuses contre-sanctions rt de stopper le soutien aux nationalistes ukrainiens. En deux ans de pouvoir cette bourgeoisie nationaliste a mené une politique de continuité avec le capitalisme néolibéral nuancée par certaines réformes nécessaires à la sauvegarde de l’ensemble du système.

La Pologne reste la pièce maitresse de l’OTAN à l’est de l’Europe et les bases américaines ont été installées avec 4000 soldats US. L’armée polonaise est préparée activement à la guerre même si la furieuse propagande russophobe qui avait cours sous les gouvernements de Donald Tusk a été légèrement atténuée dans les médias. Mais si la continuité est de mise en politique étrangère, la Pologne amorce un important tournant dans la gestion de la question sociale qui pourrait paradoxalement la faire ressembler plus à la Russie de Poutine qu’à la France de Macron. En effet, le gouvernement conservateur a mis en place l’allocation familiale dite « 500 plus », première mesure de soutien social depuis la destruction de la Pologne Populaire. Cette allocation importante (500 zlotys soit 120 Euros dans un pays ou le salaire minimum est de 300 Euros) est attribuée à toutes les familles ayant deux enfants y compris aux mères célibataires. Les Polonais se bousculent pour recevoir cet argent sur la base d’une simple déclaration sur l’honneur. Ainsi le gouvernement est quasiment certain d’obtenir le soutien d’une large partie de la population.

Le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes contre 67 ans sous Tusk a été accueilli par la classe ouvrière avec soulagement comme amnistie la sauvant de la mort, l’espérance de vie d’un ouvrier ne dépassant pas 70 ans. Depuis le gouvernement s’est emparé de questions que les mouvements de gauche portaient depuis dix ans : les luttes contre les privatisations mafieuses des logements. A Varsovie et Poznan les groupes anarchistes des squats Syrena à Varsovie et Rozbrat à Poznan mènent depuis de longues années des luttes très dures contre les expulsions de locataires d’appartements situés dans les immeubles nationalisés en 1946 et gérés par les municipalités. La loi communiste permettaient aux habitants ayant relevé ces immeubles des ruines de vivre dans ces appartements et de transmettre le bail à leurs héritiers. Ces baux ont été rompus par la « restitution » des immeubles à de prétendus héritiers des propriétaire d’avant-guerre. Les locataires qui résistaient aux expulsions étaient terrorisés par les milices des nouveaux oligarques brusquement devenu propriétaires par la falsification de documents et avec la complicité d’avocats, de juges et de conseillers municipaux. Jola Brzeska, figure du mouvement de résistance, fut assassinée en mars 2011 et l’enquête classée sans suite. A Walbrzych un mouvement social indépendant dirigé par Grazyna et Zbyszek Durkalec a mis à jour une véritable industrie de la spoliation organisée par les conseillers muncipaux, juges et policiers pour la dépossession des habitants vivant dans les logements appartenant à des entreprises privatisées et fermées. Les locataires, anciens ouvriers à la retraite, étaient expulsés alors que des politiques s’attribuaient la propriété de ces biens immobiliers par la falsification de cadastres et d’actes notariés. La surprise fut générale lorsque le gouvernement de saisit de ces dossiers, ordonna la reprise des poursuites contre les assassins de Jola Brzeska et organisa une commission contre la corruption dont les travaux sont retransmis quotidiennement à la télévision ! C’est la première fois qu’un espoir de justice apparait devant les yeux du peuple spolié. La gauche anti-capitaliste gauche peut difficilement critiquer des mesures sociales qu’elle exige depuis tant d’années !

Pour comprendre comment la droite radicale nationaliste peut faire une politique sociale de gauche, il est nécessaire d’expliquer les raisons de la faiblesse de la gauche. Des années de propagande ultralibérale et d’apathie sociale ont particulièrement affaibli toutes les organisations porteuses de valeurs de gauche. La mémoire des luttes ouvrières a été dénigrée et ridiculisée dans les médias et les écoles. Depuis 1992 tous les communistes et les socialistes ont été portraiturés en prodromes du Goulag. Les facultés d’histoire doivent enseigner l’histoire « ethnonationale » d’un peuple catholique traçant un chemin victorieux vers une fin de l’Histoire constitué de capitalisme, de l’OTAN et de l’UE. En 1993 dans un sursaut démocratique, le peuple polonais avait voté pour la Coalition de la Gauche Démocratique SDL croyant que ce qui restait des communistes allait stopper la destruction de l’Etat afin que la Pologne devienne une sorte de « modèle suédois ». Mais les sociaux-démocrates se sont soumis au capitalisme néolibéral. Après les privatisations, l’entrée dans l’OTAN et dans l’OTAN, la voie polonaise vers le socio-libéralisme fut couronnée par la participation à l’agression américaine sur l’Irak. Les sociaux libéraux reprenaient à leur compte une certaine tradition militariste et impérialiste polonaise (participation au dépeçage de la Tchécoslovaquie en 1938, conquête de l’Ukraine et de la Lithuanie en 1920) à laquelle les communistes avait mis fin.

C’est alors qu’au printemps 2003 deux jeunes militants de Wroclaw, Ewa Groszewska et Marcin Starnawski, furent arrêtés et menacés de prison pour avoir organisé une manifestation pacifiste. Ce fut l’acte de naissance du mouvement altermondialiste polonais et les deux accusés sont devenus très vite d’importantes figures de la gauche anticapitaliste. La féministe Ewa Groszewska fut de 2005 à 2011 la leader à Wroclaw du Parti Ouvrier du Travail (PPP), parti de gauche radicale lié au Syndicat Août 80 et proche de la LCR française. Un rapprochement s’amorce alors entre les milieux féministes, les mouvements laïques et une frange de la classe ouvrière relativement stabilisée et sensible aux discours anti-capitalistes. Ces idées sont diffusées dans le sillage du « réveil des peuples» dans les Forum Sociaux Européens et par la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen de 2005 par des militants polonais vivant en Europe occidentale. Le 8 mars 2007 les mineurs du syndicat Août 80 défilaient ensemble avec les féministes pour le droit à l’avortement. La gauche anticapitaliste et social-libérale se réunissait pour faire face aux attaques de l’extréme droite contre les Marches de l’Egalité. Boguslaw Zietek, le leader du Parti PPP et du Syndicat Août 80 attirait par ses discours anticapitalistes et ses actions spectaculaires l’attention des médias au cours des campagne électorales de 2009 et 2010. Certes, le peuple polonais n’apparaissait pas encore capable de contester le système capitalisme, mais il semblait ouvert aux idées plaisantes d’une « autre Europe » alors que les subventions européennes permettaient une légère amélioration du cadre de vie et des infrastructures.

Cependant la gauche altermondialiste s’avèrait incapable de remplacer les sociaux-démocrates en déclin. Les militants sont des intellectuels précaires et ne peuvent financer le mouvement. Le Parti Polonais du Travail obtient des scores marginaux aux élections, sans que l’on sache si les élections ne sont pas fraudées, le scrutin de la ville de Walbrzych en 2010 ayant montré que les fraudes sont tout à fait possibles. Le soutien de la gauche occidentale fait défaut : le parti laïque et socialiste RACJA et le PPP demandent en 2008 l’adhésion au Parti de la Gauche Européenne et sont refusés. Les Forum Sociaux Européens achoppent sur les contradictions Est-Ouest lors de la dernière Assemblée Préparatoire de mars 2011 à Budapest. Au cours de cette réunion houleuse les militants de l’Est reprochent aux camarades occidentaux leur comportement de domination. Plus aucun Forum Social n’aura lieu sur le continent européen. En Pologne, la Fondation Rosa Luxemburg décide d’éliminer le Syndicat Août 80 de la scène politisque en l’accusant de fascisme et le dénigrant. Dans ces conditions d’hostilité, la gauche polonaise renaissante n’est pas capable de s’unir et de se renforcer. Le parti laïque RACJA entre dans une coalition libérale et disparait en 2011. Le Parti Ouvrier Polonais s’autodissout en 2016 après quelques années de paralysie, provoquée également par les divisions qu’engendre la guerre civile ukrainienne au sein de la gauche européenne dans son ensemble. Le Syndicat Août 80 se replie sur la défense d’intérêts corporatistes. Seuls subsistent les mouvements homosexuels qui parviennent à changer petit à petit les mentalités du pays ainsi que les mouvements des femmes. En octobre 2016 à la surprise générale ce ne furent pas les militantes féministes qui se présentèrent devant le Parlement pour manifester contre le projet de loi interdisant définitivement toute IVG, mais des centaines de milliers de femmes habillées de noir dans toute le pays osèrent pour la première fois clamer publiquement « notre corps nous appartient ». Depuis l’interdiction de l’IVG en 1993 ce fut la première fois que les femmes s’opposaient en masse et ouvertement à la politique anti-avortement de la classe politique polonaise capitaliste et faisaient reculer un projet liberticide pour elles.

Ces changements « sociétaux »’ se sont produit néamoins au prix d’un affaiblissement de l’analyse de classe de la situation du pays. Lorsqu’en 2011-2014 les citoyens pays du Sud-Est conspuent massivement leur oligarchie mafieuse, les Polonais, les Hongroie, Slovaques et Tchèques ne bougent pas malgré quelques luttes sectorielles (Mine en Pologne, grève du secteur de la santé en Slovaquie en décembre 2012, manifestations en Hongrie contre différentes mesures d’Orban criminalisant les pauvres). Les liens entre mouvements ne se produisirent pas malgré les efforts de certains militants altermondialistes de réunir des représentants de cette nouvelle gauche au sein du Forum Social de l’Europe de l’Est et de Coopération avec le Sud en mars 2016 à Wroclaw.

Le capitalisme polonais résiste à la crise économique parce que la Pologne reste un pays important pour la sous-traitance industrielle de l’Allemagne, comme réservoir de main d’oeuvre détacheé et comme terrain militaire pour les Etats Unis. La droite libérale puis la droite conservatrice restent solidement au pouvoir. S’il y a bien une chose sur laquelle les conservateurs et les néolibéraux sont d’accord, c’est sur la répression des opposants, vivants et morts. La propagande anti-communiste atteint les sommets des mensonges les plus grossiers par l’héroïsation des nationalistes de Narodowe Sily Zbrojne (Groupe Armé National), groupuscules fascistes polonais responsables après la guerre de nombreux meurtres sur des juifs et des communistes. A contrario des monuments de l’Armée Rouge, y compris des cimetières, sont détruits malgré les protestations officielles de la Russie. Toute la mémoire du mouvement ouvrier polonais est effacée du paysage. Ainsi depuis 2 ans quatre militants du Parti Communiste Polonais KPP sont menacés de prison et inculpés pour « propagande totalitaire » pour avoir publié dans leur journal des analyses positives sur la Pologne Populaire.

Le sort de Mateusz Piskorski, accusé d’espionnage pro-russe et maintenu sans procès en détention préventive depuis plus d’1 an est également inquiétant. Piskorski avait crée en 2014 le parti «Zmiana » (« le changement ») et avait organisé plusieurs manifestations contre les bases de l’OTAN et contre la politique de soutien de la Pologne à Kiev, endossant ainsi le rôle de « souverainiste patriote » et premier prisonnier politique du nouveau régime.

Un des aspect important de la répression est constitué par le financement de structures de gauche « sociétale » susceptibles d’accepter le capitalisme. C’est le cas des écologistes qui n’ont jamais réussi se détacher du programme socio-libéral que leur a insufflé leur financeur la Fondation allemande Heinrich Boll. De même « Razem », le « Podemos polonais », ne s’intéresse pas à la condition de la classe ouvrière. La crise ukrainienne et l’installation de la base américaine a tracé une ligne claire de démarcation : plus Razem accepte le capitalisme plus il accepte également la politique de l’OTAN et les bases américaines. Ceux qui osent refuser la politique étrangère occidentale en Pologne (sanctions contre la Russie et soutien à Porochenko contre le Donbass) relient aussi ce combat à la question sociale. Actuellement seul Piotr Ikonowicz, leader de longue date du Mouvement pour la Justice Sociale ainsi que le petit Parti Communiste Polonais KPP lient les luttes contre le militarisme aux luttes sociales mais sans pouvoir fédérer de couches sociales plus larges.

Tout porte à croire qu’en l’absence d’efforts de la gauche de reconstruire une conscience et une analyse de classe dans le pays, le soutien du peuple aux politiques sociales des conservateurs continuera, à moins que le PiS, emporté par sa mégalomanie, ne commette une erreur majeure. Mais même dans ce cas, les fondations allemandes et américaines, étant donné l’importance du pays dans le dispositif occidental de production, peuvent réussir à fabriquer de nouvelles élites. Pour progresser en influence la gauche anticapitaliste doit être lucide dans son analyse et solidement arrimée à une organisation internationale qui pourrait l’aider à se structurer idéologiquement et matériellement alors même que les Forums Sociaux sont en déclin dans le monde entier. Seule une structure de type « troisième Internationale » réunissant des militants du Sud, de l’Est et de l’Ouest pourrer jouer ce rôle historique.

 

1 Maria Jarosz, « Wygrani i przegrani polskiej transformacji” („Les gagnants et les perdants de la transformation polonaise », Varsovie, Oficyna Naukowa 2005 ; Sous la red. de Pawel Kozlowski « Dwudziestolecie polskich przemian, konservatywna modernizacja » (« 20 ans de transformations polonaises, une modernisation conservatrice », Varsovie, 2011, Institur des Sciences Economiques de l’Académie Polonaises des Sciences.